Aurélien Grall

27/11/2019

Partagez l'article couverture du livre Shutdown

Aurélien Grall est un auteur engagé qui a auto-édité trois thrillers traitant de phénomènes de société. En tant que membre du Club des indés, il a participé à la publication de trois anthologies collectives de nouvelles. À l'occasion de la sortie de son roman Shutdown, il a accepté de revenir sur son parcours littéraire pour plumes-au-vent.fr.

Comment êtes-vous venu à l'écriture ?

Depuis l’enfance je rédige des textes, qui sont devenus de plus en plus développés au fil du temps. Et puis, à un moment j’ai décidé de m’investir en politique. J’ai donc décidé… d’écrire un roman ! Et oui ça ne s’invente pas. J’avais un profond besoin de témoigner de mon temps. Écrire ALIENOR, en l’occurrence, m’a permis de véhiculer de vrais messages politiques forts derrière une lecture plaisir, pleine de sensations. De quoi joindre l’utile à l’agréable. Après un refus par une trentaine des plus grandes maisons d’édition de France, j’ai voulu tester le format en direct auprès du public. Et là, surprise ! Un roman rejeté par toutes les maisons d’édition était loué par les lecteurs ! Fort de ce bel enthousiasme, deux romans ont suivi, chacun vendu à plus d’exemplaires que le précédent. Mon aventure dans l’autoédition était lancée !

De quels auteurs vous sentez-vous le plus proche ?

On me rapproche régulièrement de Tom Clancy, référence ô combien flatteuse, même si je ne suis que partiellement convaincu. Ce que je sais, c’est que je m’inscris dans la veine des auteurs engagés, qui sont devenus des oiseaux rares dans un vingt et unième siècle à la littérature aseptisée.
Aujourd’hui, on ne dénonce plus, on ne brusque plus le lecteur, on le berce avec de la littérature feel-good ou de la romance largement sexualisée. Derrière des thrillers teintés d’espionnage et de géopolitique, le message social de mes œuvres se trouve des points communs surtout dans les grands auteurs des dix-neuf et vingtième siècles, Zola, Hugo, Balzac, Maupassant, Camus, Orwell ou encore Steinbeck. Je partage avec eux cette rage sociale, cette volonté de faire de l’œuvre littéraire un outil d’éducation derrière une histoire la plus savoureuse possible. Faire grandir le lecteur en semant les germes d’un progrès social, en le divertissant et en le révoltant, voilà un si grand et si merveilleux défi.

Pourriez-vous nous parler de Shutdown, votre nouveau thriller ?

Shutdown est un thriller décrivant les conséquences d’une panne mondiale d’électricité. Sous cet aspect, c’est en fait un cri d’alarme sur l’état de la planète et la folie humaine qui la détruit. Shutdown est un roman court, un roman à l’intrigue urgente et brutale. Il s’avale en une poignée d’heures pour laisser ensuite le lecteur méditer dessus beaucoup plus longtemps.
Il raconte les tribulations de Michael Donovan, Astrophysicien et héros de l’Amérique réduit à l’état d’épave à la suite de la disparition de sa femme. Shutdown est donc une histoire de rédemption, rédemption d’un héros paumé se lançant dans une quête existentielle, rédemption de l’Humanité qui a perdu toute raison sous l’influence épouvantable de la société de consommation et des réseaux sociaux.

Connaissez-vous déjà le sujet de votre prochain roman ?

Cela se pourrait, mais je ne peux rien vous dire pour ne pas mettre en danger votre sécurité ! (rires)

Au sein du club des indés, vous avez publié 3 nouvelles.
Après un roman, est-ce pour vous plutôt un défi ou une récréation ?

couverture du livre 10 nuances d'indés

Les recueils de nouvelles du club des indés sont pour moi et un défi et une récréation. Défi, car il s’agit de pouvoir écrire une histoire à suspense à la fois prenante et dotée d’un message fort en quelques milliers de caractères, ce qui ne correspond pas du tout à mes habitudes d’écriture.
Et puis, c’est également une récréation, car chaque recueil est une grande aventure humaine pleine de bonne humeur. Mettez une dizaine d’auteurs à plancher sur un projet artistique et vous aurez la garantie de bonnes tranches de rire !

Selon votre expérience personnelle, quels sont les avantages et les inconvénients de l'autoédition ?

Le grand avantage de l’autoédition est pour moi la pleine liberté éditoriale. Ici vous avez la chance d’être libre tant sur le fond que sur la forme, sans aucune considération de censure ou d’objectifs commerciaux, sans barrières ni cases. L’autoédition, c’est un rapport direct de l’auteur au lecteur, du producteur au consommateur.
À l’inverse, le grand inconvénient est que vous êtes responsable de l’intégralité du contenu de votre œuvre. Texte, maquette, couverture, vous devez tout gérer. Ceci alors que dans les maisons d’édition il y a généralement des équipes de professionnels dédiés à chacune de ces facettes. Cela représente un énorme travail et ne vous exempt pas de maladresses, de fautes, d’erreurs ou de coquilles qui peuvent se glisser malgré les innombrables relectures.
L’autoédition va donc être une extraordinaire source de richesse, mais exposer fatalement à des aléas de qualité, même si les auteurs de cette belle famille se professionnalisent d’année en année (avec notamment de plus en plus de recrutement de graphistes, de relecteurs, de correcteurs…).

Vous pouvez suivre Aurélien Grall :

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  2. Sur Twitter
  3. Sur son blog
  4. Sur Facebook

Bibliographie

Romans

  1. Shutdown, 2019
  2. Le trône de cendre : l’intéGRALL, 2017
  3. ALIENOR: l’origine de toutes les haines, 2014

Anthologies collectives de nouvelles (à télécharger gratuitement)

  1. 10 nuances d’indés, 2019
  2. Destinations inconnues, 2018
  3. Gourmandises de Noël, 2017