Katell Curcio

08/01/2020

Partagez l'article couverture du livre Les Mânes de l'Ombre

Katell Curcio est l'auteure de trois thrillers auto-publiés. À l'occasion de la sortie de son dernier roman, Les Mânes de l'Ombre, elle a accepté de revenir sur son parcours littéraire pour plumes-au-vent.fr.

Comment est né votre goût pour l'écriture ?

Mon goût pour l'écriture date de mon plus jeune âge. À 7-8 ans, je lisais beaucoup. J'inventais des histoires et j'écrivais des poèmes. Je m'étais promis de devenir écrivain. C'était un rêve de petite fille.

Quelles sont vos principales influences ?

J'aime beaucoup l'univers de Jean-Christophe Grangé. Pour ma part, Le vol des cigognes est une référence en matière de polar et/ou d'intrigue. Peut-être même son meilleur ! Anne Rice m'embarque à chaque fois. Sa créativité m'impressionne. Dans un autre genre, la poésie de Baudelaire m'emporte...

De la naissance d'une idée à la dernière relecture, comment appréhendez-vous l'écriture d'un roman ?

Je ne sais pas de quelle façon expliquer mon approche de l'écriture. L'idée germe, je tente d'élaborer un plan contenant les différents thèmes à aborder. Ceci surtout pour éviter d'omettre certains détails qui me paraissent importants sur le moment. Cependant, au cours de l'écriture, d'autres idées se greffent à celles de départ. Les mots s'emboîtent, les chapitres également, le plan de départ ne sert plus à rien. Malgré tout, je le garde toujours sous le coude. Ce plan de départ, même s'il ne sert à rien dès le troisième chapitre, me rassure. Pour le reste, la construction se réalise au fil de l'écriture. Les éléments s'imbriquent dans ma tête au fur et à mesure, un peu comme un puzzle.

Camille Laurens débute toujours l'écriture de ses romans par les deux dernières pages. John Steinbeck ne se mettait au travail que lorsqu'il avait douze crayons bien taillés sur son bureau. Avez-vous également des rituels d'écriture ?

couverture du livre Mantis Religiosa

Commencer par les dernières pages me paraît dingue ! J'en suis incapable ! Avant de mettre à plat les mots, je cherche un titre à l'histoire. Ensuite, je réalise la couverture. Il m'est indispensable d'avoir un visuel avant de me lancer. Cela me paraît plus concret. Puis, je me munis de deux grands cahiers et je numérote la totalité des pages recto-verso, au bas de chacune. J'ai un stock de crayons de papier, toujours les mêmes, rouges avec une petite gomme blanche ainsi qu'un taille-crayon à réservoir. Et là, c'est bon. Tout est parfait pour démarrer !

Pouvez-vous nous parler de votre dernier roman, Les Mânes de l'Ombre ?

Je pense que Les Mânes de l'Ombre est le plus abouti de mes écrits. Lorsque l'idée a germé, je me suis dit « Si j'arrive à ficeler cette histoire de dingue, ce sera déjà une victoire ». Je l'ai écrit avec mes tripes, avec la volonté de lâcher un élément à chaque chapitre afin de jouer avec la curiosité du lecteur. Ce livre a été construit selon mes exigences de lectrice. Pendant son élaboration, j'ai toujours gardé en mémoire ce qui me faisait vibrer dans un polar et/ou thriller. Les chapitres devaient s'imbriquer, se montrer à la hauteur de mes attentes en tant que lectrice. Bon, ça, c'était mon souhait d'auteure. Maintenant, seuls les lecteurs peuvent le confirmer ou non. Ce sont les mieux placés ! Bien plus que moi...

Connaissez-vous déjà le sujet de votre prochain roman ?

À ce jour, la volonté d'écrire est bien ancrée. Elle m'habite. Cependant, les idées ou plutôt « The idea » manque. Il y a parfois un sujet qui me traverse l'esprit, mais pas celui qui provoque un véritable engouement. Je me dis que parfois, il vaut mieux prendre son temps. Un quatrième livre prendra vie lorsque mon imagination le permettra.

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Bibliographie

Romans

  1. Les Mânes de l'Ombre, 2019
  2. Mantis religiosa, 2018
  3. Lorsque le bandeau tombe..., 2017